Entretien chez Accenture : cas pratique, adéquation et affectation en mission

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Les grandes sociétés de conseil et de services recrutent des milliers de personnes par an. Beaucoup de candidats en concluent que le processus est une formalité. C'est faux : le filtre existe, il porte simplement sur autre chose que dans un cabinet de stratégie.

Qu'évalue-t-on vraiment dans un recrutement de volume ?

L'employabilité en mission, c'est-à-dire votre capacité à être présenté à un client rapidement. Cela couvre trois choses : un socle technique ou fonctionnel crédible, une aisance relationnelle suffisante pour tenir une réunion client, et une vraie flexibilité — sur les sujets, les technologies et souvent la mobilité. Un excellent profil qui refuse toute mobilité et ne veut qu'une seule technologie est plus difficile à placer, et le recrutement le sait.

Le cas pratique est-il éliminatoire ?

Il est fréquent et compte, sans être le cœur du processus comme en stratégie. On vous soumet une situation client — une transformation à cadrer, un incident à traiter, un choix d'outil à défendre — et on écoute la façon dont vous posez le problème. On n'attend pas une réponse experte : on attend que vous demandiez le contexte avant de proposer une solution. Le réflexe « je propose d'abord, je vérifie ensuite » est le principal motif d'échec.

Comment fonctionne l’affectation en mission ?

Comment répondre aux questions sur la mobilité et la flexibilité ?

Honnêtement et avec des bornes. Dire « je suis mobile partout » quand ce n'est pas vrai crée un problème dans les six mois. Dire « je suis mobile en Île-de-France et disponible ponctuellement ailleurs » est une réponse professionnelle, qui se négocie. Ce qui est mal reçu, ce n'est pas la contrainte : c'est la contrainte découverte après coup.

Quelle différence avec un cabinet de stratégie ou une ESN classique ?

Le positionnement est intermédiaire. On y trouve du conseil sur les processus et l'organisation, mais aussi beaucoup de mise en œuvre technique et d'infogérance. Concrètement, votre discours doit tenir les deux bouts : savoir parler du problème métier du client, et savoir descendre dans la technique quand on vous y emmène. Nos articles sur l'entretien chez Capgemini et l'entretien chez Deloitte situent les deux extrémités du spectre.

Dans le conseil de volume, on ne recrute pas la personne la plus brillante. On recrute celle qu'on peut présenter à un client lundi.

Préparez enfin votre présentation en deux minutes, car elle sert autant en entretien qu'en rendez-vous client : voyez construire un pitch de présentation percutant.