Entretien chez PwC : audit, conseil et la question de la charge de travail
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Les grands cabinets d'audit recrutent en volume et évaluent vite. Cela ne veut pas dire que le processus est facile : cela veut dire qu'il est standardisé, et qu'un candidat qui en connaît les étapes prend une avance réelle sur celui qui les découvre.
Comment se déroule le processus, étape par étape ?
La trame est stable dans les grands cabinets : candidature en ligne, tests d'aptitude ou de personnalité, entretien avec le recrutement, puis un ou deux entretiens avec des opérationnels — souvent un manager et un associé. Pour les stages et premiers postes, une session collective peut s'ajouter. L'ensemble s'étale généralement sur quelques semaines, avec des campagnes concentrées à l'automne pour les profils sortant d'école.
Quelle est la différence entre postuler en audit et en conseil ?
Elle est plus grande qu'on ne le croit, et se tromper de discours coûte cher. L'audit valorise la rigueur, la méthode, la capacité à travailler dans un cadre normé et à tenir des délais fermes. Le conseil valorise davantage la structuration d'un problème ouvert et l'aisance face au client. Un candidat qui parle de créativité et d'innovation en entretien d'audit envoie un signal d'inadéquation, même si ses qualités sont réelles.
Faut-il préparer une étude de cas ?
- En conseil, oui, systématiquement — le raisonnement structuré y est le cœur de l'évaluation.
- En audit, plus rarement sous forme de cas long, mais des mises en situation courtes sont fréquentes : que faites-vous si un client tarde à fournir une pièce, si un chiffre ne se réconcilie pas.
- Ces mises en situation testent une seule chose : savez-vous escalader au bon moment plutôt que d'improviser seul ?
- La bonne réponse contient presque toujours « j'en parle à mon manager », formulé sans se défausser.
Comment répondre à la question de la charge de travail ?
Franchement, et en montrant que vous savez de quoi il s'agit. Les périodes de forte activité, concentrées autour des clôtures comptables, sont une réalité connue du métier. Répondre « je suis prêt à tout donner » sonne creux ; répondre en décrivant une période intense que vous avez déjà traversée, ce que vous avez mis en place pour tenir, et ce que vous avez appris de vos limites, est nettement plus crédible. Personne n'attend que vous prétendiez ne jamais fatiguer.
Que regarde-t-on vraiment chez un jeune diplômé ?
Trois choses : la fiabilité, la capacité à apprendre vite, et le comportement en équipe — car vous travaillerez presque toujours en mission collective, souvent chez le client. Les notes comptent moins qu'on ne l'imagine passé le premier filtre. Voyez notre article sur l'entretien sans expérience et sur ce que cherchent les recruteurs.
En audit, on ne vous demande pas d'avoir raison seul. On vous demande d'être quelqu'un dont on peut vérifier le travail sans mauvaise surprise.
Préparez enfin une réponse solide sur votre projet à trois ans : la question tombe presque toujours, et l'évolution y est balisée. Notre article sur l'entretien chez Deloitte traite le versant conseil du même univers.